Descendu sur la place publique, le médico-social est l’affaire de tous

Beaucoup d’innovation pour la troisième journée d’action des acteurs et actrices du médico-social. La dégradation de leur profession est celle de toute une vision de la société, partagée sur la Comédie avec tous les citoyens.

Pour sa troisième journée de mobilisation depuis décembre dernier, le milieu du médico-social s’était réuni, ce mardi 1er février place de la Comédie à Montpellier. Cette fois pas de cortège traditionnel, avec déambulation dans les rues de la ville, mais un tout autre programme à l’ordre du jour. Plusieurs signes faisaient présager un moment particulier, différent des deux rassemblements passés.

Avec quelques centaines de personnes réunies ce mardi midi, les syndicats présents (Sud Solidaires, CGT, FSU) et regroupements de professionnels du milieu médico-social (dont la très active CAASOS*) avaient réussi à mobiliser une population plutôt jeune et revendicative. Cela alors que la mobilisation n’a rien d’évident dans un secteur éclaté en petites structures, parfois perçues comme protectrices par leurs employés, très attachés au service à rendre coûte que coûte aux plus défavorisés ; sans oublier que la grève ne coûte pas rien pour des salariés souvent précaires ou très peu payés.

La nouveauté de la forme d’action choisie tenait à l’ajout – outre les prises de paroles de différents syndicats – d’une proposition de témoignage au micro ouvert, tourné vers les professionnels en grève. Une occasion d’offrir à cette place de la Comédie un moment de parole en public aux accents citoyens. C’est peut être ici que le symbole du jour était le plus fort : la place publique devenue un lieu d’échanges et de témoignages, prend des airs d’agora et retrouve l’attribut premier des aires communes. Et comme par définition, les problèmes du secteur social sont alors perçus comme étant ceux de la société, et no des seuls employés du dit secteur.

Aux revendications de manques de moyens financiers et humains dans les secteurs de la santé et du social s’ajoute la non reconnaissance, voire le mépris des institutions (ville, département, préfecture, qui sous-tendent l’action sociale) à l’endroit de ces travailleurs. Passant de main en main, le micro porte la voix de personne de différentes professions, ici un infirmier du samu social, là une assistante sociale, ou encore un apprenti moniteur éducateur, qui tour à tour pointent les difficultés rencontrées dans leur métiers respectifs.

Ces prises de paroles, préparées ou…

La suite est à lire sur: lepoing.net
Auteur: Le Poing

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