Les sécheresses ont augmenté de 30% depuis 2000. Aujourd’hui la moitié des terres de pâturage sont dégradées à la fois par les changements climatiques et les activités humaines.
Les conséquences de la désertification vont bien au-delà de l’environnement : la dégradation des terres augmente l’insécurité alimentaire, les pénuries d’eau, les migrations et l’instabilité économique.
Depuis le 17 août et jusqu’à la fin du mois, se tient à Oulan-Bator, en Mongolie, la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17).
Restauration des terres, résilience face à la sécheresse et avenir des pâturages mondiaux figurent parmi les priorités à l’ordre du jour.
Des terres soumises à une pression croissante
Près de 40 % des terres émergées de la planète sont actuellement dégradées selon les estimations officielles des Nations Unies. Les conséquences vont bien au-delà de l’environnement : la dégradation des terres augmente l’insécurité alimentaire, les pénuries d’eau, les migrations et l’instabilité économique.
Les activités humaines ont altéré 75 % de la surface terrestre, selon un rapport de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).
Le choix de la Mongolie comme pays hôte de la COP17 n’est pas anodin. Près de 77 % des terres mongoles sont dégradées, selon la CNULCD. La restauration des terres et leur gestion durable sont ainsi une préoccupation nationale urgente pour le pays.
Les pays européens sont aussi durement touchés par les effets de la sécheresse. L’Europe occidentale a connu son année la plus chaude jamais enregistrée durant la période juin-juillet. La chaleur, les niveaux d’humidité du sol exceptionnellement bas et la sécheresse ont un impact dévastateur sur les écosystèmes, l’agriculture, le niveau des cours d’eau, les transports et…
Auteur: onufrance
