À eux de jouer. Ce jeudi, les socialistes ont la main sur l’ordre du jour du Sénat dans le cadre de leur niche parlementaire. L’opportunité d’examiner, plus d’un après son adoption à l’Assemblée nationale, la proposition de loi dite Garot sur l’encadrement de l’installation des jeunes médecins. Impulsé par le socialiste Guillaume Garot, signé par 250 députés de tous horizons (hormis le RN), le texte a toutes les chances de se fracasser sur la majorité sénatoriale, hostile aux mesures contraignantes pour les médecins.
Qu’importe, le PS veut profiter de l’occasion pour avancer ses positions sur la thématique sensible des déserts médicaux. Face à une droite récalcitrante, Patrick Kanner et ses troupes souhaitent « proposer des réponses concrètes aux Français qui nous disent que leur sujet de préoccupation majeure, c’est de trouver un médecin lorsqu’ils sont malades », explique la sénatrice Annie Le Houérou. « Or, la réalité aujourd’hui est vraiment catastrophique », insiste-t-elle.
« Régulons, c’est le rôle de l’État »
L’élue socialiste se fonde notamment sur le dernier état des lieux de la Fondation Jean-Jaurès, paru en mai, qui révèle des délais d’attente encore très importants dans certains territoires pour consulter un spécialiste de santé. Les écarts d’attente entre les départements sont massifs, pouvant atteindre 1 à 5 en médecin générale et jusqu’à 1 à 30 en…
Auteur: Christian Mouly

