La mobilisation semble faire l’unanimité chez les médecins. Dès ce lundi, la profession entre en grève pour une durée illimitée. Mardi, des manifestations sont organisées un peu partout en France. En cause : une proposition de loi transpartisane du député socialiste Guillaume Garot qui vise à réguler l’installation des médecins. Début avril, l’une des mesures phares du texte est votée par près de 250 députés. Elle oblige les médecins à recevoir une autorisation des Agences régionales de santé (ARS) pour ouvrir un cabinet afin de lutter contre les déserts médicaux. En 2024, 87 % du territoire national est classé en désert médical et 11 % des Français ont déclaré ne pas avoir de médecin traitant.
« La proposition de loi de l’Assemblée nationale a mis le feu aux poudres, elle est très maladroite », regrette le sénateur socialiste et médecin de profession, Bernard Jomier. « Le problème de ce texte est qu’il fait reposer le problème des déserts médicaux sur les jeunes médecins. Or, ils ne sont pas le problème, mais une partie de la solution ».
« 2 jours par mois dans les territoires prioritaires »
Le 16 avril dernier, c’est le président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), Lucas Poittevin, qui lance un appel à « une grève nationale intersyndicale illimitée ». L’organisation syndicale « Jeunes Médecins » a également appelé à une « grève dure » avec une…
Auteur: Marius Texier

