Déserts médicaux : une proposition de loi transpartisane contestée par la profession

Le diagnostic des déserts médicaux est depuis longtemps établi. Si l’accessibilité aux spécialistes s’est améliorée entre 2022 et 2023, celle aux médecins généralistes et aux infirmières continue à se dégrader, selon les données de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Au total, 30 % de la population française vivrait dans un désert médical. Un chiffre donné par un rapport sénatorial de 2022, qui montre combien les inégalités territoriales en matière d’accès aux soins nécessitent des solutions concrètes.

Reste le choix du traitement à mettre en œuvre, prompt à générer des esclandres. À la suite de la proposition de loi transpartisane du député socialiste de Mayenne Guillaume Garot, médecins et étudiants n’ont pas tardé à manifester dans les rues de Paris, Lille, Lyon, ou encore Toulouse, mardi 29 avril, après avoir appelé à une grève illimitée. En cause : l’article 1, adopté par l’Assemblée nationale, qui instaure une régulation de l’installation des médecins sur le territoire, les orientant vers les zones où l’offre de soins est insuffisante.


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Concrètement, la mesure conditionne une arrivée à un départ dans les territoires suffisamment dotés. « Cette régulation dit la chose suivante : installez-vous partout ailleurs que là où vos confrères sont déjà en nombre suffisant. Là où vous voudrez, mais là où vos patients vous attendent », expose Guillaume Garot à Politis.

Le financement par l’argent public rend logique les contraintes de services publics.

A. Bontemps

Mais pour beaucoup de médecins, ce conditionnement est considéré…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Juliette Heinzlef

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