Sans action prise l’an prochain, les dépenses de retraite augmenteront de 13 milliards d’euros l’an prochain. Une moitié de cette tendance s’explique par l’augmentation du nombre de retraités, par les règles automatiques d’indexation des pensions sur l’inflation (estimée à 2,1 % en 2026). Pour limiter le déficit, le gouvernement prévoit de déroger à cette règle dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. L’article 35 limite l’indexation automatique aux pensions allant jusqu’à 1 260 euros. Il fixe encore un seuil à 2000 euros, charge au gouvernement de choisir de geler partiellement ou totalement l’indexation des pensions. Les coefficients seront fixés par décret, pour laisser la possibilité au prochain exécutif en 2027 de modifier rapidement, s’il le souhaitait, la disposition.
Le rendement attendu par la mesure, de quatre milliards d’euros, implique de ne rien indexer au-delà de 1 260 euros. « Dans la maquette de l’État, c’est indexé à 100 % jusqu’à 1 260 euros. De 1 260 à 2 000, c’est 0, pas d’indexation. C’est pareil au-delà. C’est assez rude », a expliqué le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, ce 15 octobre, lors d’une audition devant la commission des affaires sociales du Sénat.
« 10 % d’effort, pour 25 % de la population »
Comme ses collègues de l’Economie et des Comptes publics, l’ancien patron de la…
Auteur: Guillaume Jacquot
