« La désinformation en santé est aujourd’hui l’un des principaux risques pour notre santé publique », a déploré Stéphanie Rist à l’occasion d’une conférence de presse hier. Un constat qui a conduit le gouvernement à plancher sur une stratégie nationale de riposte : « Quand les fausses informations circulent plus vite que la science, ce sont les plus fragiles qui en paient le prix fort. Et face à cela, l’État ne peut ni se taire ni se contenter de réagir coup après coup. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous changeons de méthode », a complété la ministre de la Santé.
Initiée l’année dernière par son prédécesseur, Yannick Neuder, cette lutte contre les fakes news médicales repose, en partie, sur le rapport d’une mission d’expertise remis lundi. Menée par trois scientifiques, particulièrement actifs sur ce front – Mathieu Molimard, Dominique Costagliola et Hervé Maisonneuve, cette étude dénonce une tendance en passe de « menacer l’existence même des systèmes de santé tels que nous les connaissons ». Ce phénomène, qui s’est amplifié depuis la pandémie de Covid-19, s’étend désormais à « tous les domaines » : vaccination, cancer, alimentation, santé mentale, santé des femmes, pratiques de soins non conventionnelles… et repose sur « des motivations économiques, idéologiques ou identitaires », d’après les spécialistes.
« Une réponse systémique, transversale et déterminée »
La stratégie,…
Auteur: Aglaée Marchand

