À l’approche des élections municipales de 2026, le risque d’ingérences étrangères place les institutions sur le qui-vive. Entre la multiplication de faux sites d’informations, pour certains usurpant l’identité de médias existant, le recours à des logiciels automatisés pour inonder les réseaux sociaux de messages et l’usage massif de l’intelligence artificielle, la sophistication technologique met à la disposition des acteurs étrangers malveillants une gamme impressionnante d’outils. Qu’il s’agisse d’influencer un scrutin ou, plus largement, de nourrir les tensions et les fractures qui peuvent agiter le corps social. Ce jeudi 29 janvier, la question a été largement abordée au cours d’un colloque organisé par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, et le Sénat autour des défis que l’ère numérique pose à la liberté d’expression et au pluralisme.
« Il nous faut naviguer entre deux écueils, d’un côté celui de l’instrumentalisation de la liberté d’expression, au risque de basculer dans une ère de la post-vérité où tout se vaudrait, vérités comme mensonges, et de l’autre celui de la censure et de l’étouffement des libertés fondamentales chèrement acquises au fil des siècles », a observé en ouverture des échanges le sénateur centriste Laurent Lafon, président de la commission de la culture. La Chambre haute a déjà consacré de nombreux travaux à cette question ces dernières années. En tête…
Auteur: Romain David

