Alors que Donald Trump fait pression sur l’Ukraine pour accepter un « plan de paix » qui est en réalité une capitulation forcée, une dangereuse amnésie historique s’installe. On entend à nouveau dire que la Russie aurait « sauvé l’Europe », comme si des décennies d’occupation, de terreur et de destruction n’avaient jamais existé. Éclairage d’Elena Meilune, journaliste d’origine lituanienne dont la famille a vécu ce que certain·es persistent à appeler une « libération ».
Donald Trump maintient la pression sur Volodymyr Zelensky pour faire accepter un « plan de paix » qui entérinerait l’occupation russe – offrant à Moscou ce qu’elle n’a pas obtenu militairement, sans aucune garantie de désescalade ni de retrait.
En avalisant la mainmise russe sur les territoires occupés, cette approche reviendrait à légitimer une guerre d’agression – responsable d’un crime d’écocide – condamnée par la majorité des instances internationales.
Par ailleurs, malgré les négociations en cours, des bombardements russes massifs se poursuivent sur l’Ukraine. Dans un contexte où les récits trompeurs se multiplient, la propagande continue de travestir les faits, brouillant la compréhension du conflit et des ambitions impérialistes du Kremlin.
La mécanique du mensonge : comment Moscou transforme l’occupation en « libération »
Loin de la propagande qui circule aujourd’hui en Europe occidentale, la réalité vécue durant l’occupation soviétique par les pays baltes, par l’Ukraine et par tant d’autres était celle d’une oppression systématique : déportations, interdictions linguistiques, tortures, violences sexuelles, occupations militaires, destructions culturelles. Assimiler cette histoire à une prétendue « libération » revient non seulement à falsifier le passé, mais…
Auteur: Elena Meilune

