Malgré un cessez-le-feu fragile entre les Etats-Unis et l’Iran, les restrictions à la navigation dans cette voie stratégique perturbent l’acheminement du pétrole, du gaz et des engrais, avec des effets en cascade sur les marchés mondiaux de l’énergie, des transports et de l’alimentation.
« L’humanité tout entière en paie le prix — même si quelques-uns en tirent d’énormes profits », a déploré le chef de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse au siège des Nations Unies à New York.
Selon plusieurs scénarios présentés par l’ONU, même dans le meilleur des cas – une levée immédiate des restrictions – la croissance mondiale reculerait à 3,1 % cette année, tandis que l’inflation remonterait à 4,4 %. Le commerce international ralentirait fortement, sur fond de chaînes d’approvisionnement fragilisées.
Si les perturbations se prolongent jusqu’à la mi-année, la situation se dégraderait nettement : croissance limitée à 2,5 %, inflation à 5,4 %, et 32 millions de personnes supplémentaires basculeraient dans la pauvreté. La pénurie d’engrais ferait chuter les rendements agricoles, exposant 45 millions de personnes supplémentaires à la faim extrême.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, fait le point sur la situation au Moyen-Orient.
Baisse de la croissance et inflation en hausse
Dans le pire scénario, avec des blocages persistants jusqu’à la fin de l’année, la croissance mondiale tomberait à 2 %, l’inflation dépasserait 6 %, et le spectre d’une récession globale émergerait.
Les pays en développement seraient les plus durement touchés, confrontés à une dette écrasante, à des pertes d’emplois et à une insécurité alimentaire accrue.
Face à cette situation, le chef de l’ONU a exhorté toutes les parties à garantir la liberté de navigation,…
Auteur: Nations Unies FR

