Le premier test du rapprochement entre Washington et Téhéran n’aura duré que trois jours. Lancée en début de semaine pour évacuer quelque 11 000 marins immobilisés depuis plus de trois mois dans le golfe Persique, l’opération coordonnée par l’Organisation maritime internationale (OMI) a été suspendue jeudi après qu’un porte-conteneurs a été touché alors qu’il franchissait le détroit d’Ormuz.
Avant cet arrêt brutal, 115 navires transportant environ 2 500 membres d’équipage avaient néanmoins pu quitter le Golfe, a annoncé vendredi le chef de l’agence maritime des Nations Unies, Arsenio Dominguez. Il s’agit du premier bilan chiffré officiel de cette évacuation exceptionnelle, mise en place après l’accord de paix conclu la semaine dernière entre les États-Unis et l’Iran.
Le navire visé, l’Ever Lovely, ne participait toutefois pas au dispositif coordonné par l’OMI.
« Nous cherchons toujours à établir précisément ce qui est arrivé à ce navire », a expliqué M. Dominguez lors d’une conférence de presse depuis Londres. « En revanche, je peux vous confirmer qu’il n’avait pas pris contact avec les autorités omanaises pour effectuer son transit dans le cadre du dispositif d’évacuation ».
Un accord de paix confronté à la réalité
Arsenio Dominguez, Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), informe les journalistes sur la situation dans le détroit d’Ormuz.
L’incident dépasse largement le seul cadre d’une opération humanitaire. Il met au jour l’une des principales zones d’ombre du mémorandum d’entente signé la semaine dernière entre Washington et Téhéran.
Le texte prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial. Mais il ne tranche pas une question essentielle…
Auteur: Nations Unies FR

