Devant ses 195 États membres rassemblés dans la cité helvétique, la Secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan, a rappelé que « 72 % du commerce mondial s’effectue encore dans le cadre des règles de l’Organisation mondiale du commerce ».
Garante du bon fonctionnement des échanges internationaux, l’OMC est toutefois paralysée depuis 2019 par la décision des États-Unis de bloquer le renouvellement des juges de son organe chargé de régler les différends commerciaux entre États.
À cette crise institutionnelle s’ajoute une montée des barrières tarifaires, après les hausses décidées depuis le début de l’année par Washington à l’égard de plusieurs de ses partenaires commerciaux.
« Nous avons jusqu’à présent évité l’effet domino d’une escalade tarifaire qui avait, dans les années 1930, mis à genoux l’économie mondiale. Cela ne s’est pas produit par hasard, mais grâce à vous : parce que vous avez continué à négocier quand cela paraissait inutile, à défendre un système fondé sur des règles tout en cherchant à le réformer, et à bâtir des ponts même lorsqu’ils s’effondrent », a salué Mme Grynspan.
Un équilibre fragile, donc, qui repose sur la volonté des États de maintenir le dialogue.
Des choix impossibles pour les plus pauvres
L’avertissement de la CNUCED, réunie en session plénière du 20 au 23 octobre, intervient alors que l’économie mondiale traverse une zone de turbulences : multiplication des droits de douane, endettement record et méfiance croissante entre partenaires commerciaux. Pour Mme Grynspan, ces trois facteurs conjugués freinent aujourd’hui le développement.
« Une crise de la dette et du développement est toujours à l’œuvre, confrontant les pays à des choix impossibles », a souligné l’économiste costaricienne. « Ils doivent décider : faire défaut sur leur dette ou sur leur développement ».
Selon son agence, les tarifs…
Auteur: Nations Unies FR

