C’est un jugement que Bercy attend avec appréhension. Vendredi 1er décembre, en début de soirée, l’agence de notation S & P Global Ratings devrait annoncer si elle abaisse ou non la note financière attribuée à la France. La France a déjà quitté depuis près de douze ans le club très fermé des pays bénéficiant de la note maximale de la part des trois grandes agences mondiale. Un cercle qui ne compte plus qu’une poignée de pays : Australie, Danemark, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Norvège, Suède et Singapour.
► AA pour S & P Global Ratings
Avant une éventuelle remise en cause, Standards & Poor’s Global (S & P) attribue à la France le classement « AA ». C’est la seconde meilleure note possible pour l’agence américaine, après le prestigieux Triple A ou « AAA ». Cette cotation si convoitée, la France l’a perdu le 13 janvier 2012. C’était alors la première fois qu’une des trois principales agences dégradait la France en lui retirait la note maximale qu’elle conservait depuis 1975.
L’annonce de cette dégradation avait provoqué un choc. D’autant plus qu’elle intervenait après que Nicolas Sarkozy, alors à l’Élysée, avait qualifié le Triple A de « trésor national ». Malgré la dégradation, le chef de l’État avait défendu son bilan et refuser toute inflexion de sa politique économique. « Le courage, c’est celui avec lequel, mes chers compatriotes, vous avez accepté les réformes difficiles, comme la réforme des retraites. On mesure aujourd’hui ce qu’il en serait advenu si nous n’avions pas mis en œuvre cette réforme indispensable », avait-il lancé.
► « Aa1 » pour Moody’s
La France a perdu en novembre 2012 le « AAA » de l’agence Moody’s. Cette année-là, la France recule d’un cran et se retrouve Aa1. Et pour ne rien arranger, Moody’s assortit alors sa note d’une « perspective négative », laissant entendre qu’un nouvel abaissement…
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Auteur: Mathieu Castagnet

