D’un côté un cri d’alarme : dans un rapport choc sur la compétitivité rendu début septembre, l’ancien patron de la BCE, Mario Draghi, prédit une « lente agonie » à l’Europe si elle n’investit pas massivement dans l’innovation. De l’autre, des pays endettés comme la France, avec près de 6% de déficit attendu en 2024, six autres pays européens sont placés sous surveillance par Bruxelles pour le dérapage de leur compte public et de leur dette. Comment l’Europe, prise en étau, peut-elle s’en sortir ?
“Au pied du mur”
Premier enjeu, la dette, donc. « On est vraiment au pied du mur » reconnaît l’eurodéputée macroniste Stéphanie Yon-Courtin, du groupe Renew. La France, qui, désormais, « fait partie des moins bons élèves », est sommée par Bruxelles de redresser rapidement la trajectoire de ses comptes publics. Et de se justifier. « Il y a eu un investissement massif de l’État pour protéger les employés et les entreprises » au moment des crises, souligne Stéphanie Yon-Courtin. Mais « la France n’a peut-être pas calibré suffisamment certaines aides qui ont été très massivement généralisées », admet-elle, reconnaissant aussi « des recettes qui ont probablement manqué dernièrement ».
Aux côtés de la France, la Belgique est aussi placée en procédure de déficit excessif par Bruxelles. Pour l’eurodéputé Marc Botenga (La Gauche), « il faut voir d’où vient le déficit (…) on parle…
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Auteur: Rédaction Public Sénat

