Confrontés à des conditions de financement bien plus coûteuses que celles des économies avancées, ces pays voient leurs capacités d’investissement se contracter, poussant l’ONU Commerce et développement (CNUCED) à réclamer des réformes et un renforcement de la coopération internationale.
A mesure que les coûts d’emprunt augmentent, une part croissante des ressources publiques est absorbée par le paiement des intérêts de la dette. Autant de moyens qui ne sont plus consacrés aux investissements de long terme.
Selon l’agence onusienne basée à Genève, cette pression intervient alors que les pays en développement doivent répondre à des besoins croissants en infrastructures, renforcer leurs systèmes d’éducation et de santé et favoriser la création d’emplois.
Pression sur les finances publiques
Le rapport constate que la hausse du coût du service de la dette exerce une pression croissante sur les finances publiques. Entre 2018 et 2024, 99 pays en développement ont vu l’augmentation des paiements d’intérêts réduire l’espace budgétaire disponible pour les dépenses de développement. Au total, ces pays comptent 5,5 milliards de personnes.
Rien qu’en 2024, les pays en développement ont versé 384 milliards de dollars d’intérêts sur leur dette extérieure. Au cours de la dernière décennie, les paiements d’intérêts des gouvernements ont augmenté de 102 %, tandis que les recettes publiques n’ont progressé que de 39 %.
« A mesure qu’une part croissante des ressources publiques est consacrée au service de la dette, les gouvernements disposent de moins de marge pour investir dans l’éducation, la santé, les infrastructures et d’autres priorités de développement », regrette la CNUCED.
Des dizaines de pays en développement ont besoin d’un allègement urgent de leur dette.
Les pays du Sud paient le…
Auteur: Nations Unies FR

