La dette française continue son ascension inexorable. L’Insee a publié ce 25 septembre les dernières données en la matière, du deuxième trimestre. Celle-ci a gonflé de 70,9 milliards d’euros par rapport au premier trimestre. Fin juin, la dette publique atteignait 3 416 milliards d’euros, c’est du jamais vu en valeur absolue. Rapportée à la richesse nationale, la dette des administrations publiques du pays n’a toutefois pas encore battu un record. Elle s’établissait à 115,6 points de PIB (produit intérieur brut) au deuxième trimestre.
Ce niveau reste en dessous du record mesuré par l’Insee au premier trimestre 2021, de 117,8 %, au cœur de la crise sanitaire. La dette avait légèrement reflué jusqu’au quatrième trimestre 2023, pour repasser légèrement sous la barre des 110 % du PIB. Elle a, depuis, repris sa croissance vers de nouveaux sommets.
Le lent redressement des finances publiques, et donc la persistance de déficits élevés, ne devrait d’ailleurs pas infléchir la dynamique avant plusieurs années. Il y a deux semaines, Fitch Ratings avait notamment justifié sa décision de dégrader la note financière de la France (de AA- à A +) par la progression à venir du ratio d’endettement. L’agence de notation prévoit une dette équivalente à 121 % du PIB en 2027. Soit cinq points de plus qu’actuellement. Et cela, « sans horizon clair de stabilisation de la dette dans les années suivantes ». Le ratio actuel atteint…
Auteur: Guillaume Jacquot

