« François Hollande n’est pas là, et pourtant il pleut », a ironisé Edouard Philippe. Le premier débat de la campagne présidentielle a eu lieu à Roland Garros, aux universités de rentrée du Medef, qui avait déployé son toit pour protéger participants et spectateurs des trombes d’eau qui se sont soudainement abattues sur la région parisienne. Invités à répondre à cinq entrepreneurs sur des sujets tels que la dette publique, la réindustrialisation ou encore le coût du travail, sept candidats à l’élection ont eu du mal à respecter le temps de parole qui leur était alloué. Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont partagé la scène pendant plus de deux heures.
« Il y a eu des échecs et des erreurs économiques »
En introduction du débat, les sept candidats ont pu présenter leur programme en deux minutes. Edouard Philippe a axé son propos introductif sur la réduction du déficit grâce à l’allongement du temps de travail, la politique de l’offre en effaçant 50 milliards d’impôts de production et 50 milliards d’aides aux entreprises, et une politique d’infrastructures. Son adversaire du bloc central, le candidat Renaissance Gabriel Attal a commencé par ce qui ressemblait à un mea culpa : « Il y a…
Auteur: Mathilde Nutarelli
