Dette : sortir de l’emprise des marchés financiers

Le 12 septembre, l’agence Fitch a dégradé la note évaluant la qualité de la dette publique française. La France est désignée comme un emprunteur moins fiable, dont l’instabilité politique « fragilise la capacité […] à fournir une consolidation budgétaire ». Cette décision ne vient que confirmer le jugement des marchés financiers depuis la dissolution de juin 2024, comme en témoigne l’écart avec le taux d’intérêt allemand (dont la dette est jugée la plus sûre en Europe), passé de 0,45 % à 0,8 %. Les copies de Standard & Poor’s et Moody’s, les deux autres mastodontes de la notation de titres, attendus pour octobre et novembre, ne diront probablement pas autre chose.

La situation n’a pour l’heure rien d’effrayant : la France parvient aisément à lever de la dette.

Soyons clairs, la situation n’a pour l’heure rien d’effrayant : la France parvient aisément à lever de la dette et elle consacre actuellement environ 2,1 % de son PIB au paiement des intérêts, un niveau supérieur à celui de l’Allemagne (1,1 %) mais inférieur à celui des États-Unis (4,7 %), de l’Espagne (2,4 %) ou de l’Italie (3,9 %). Néanmoins, la maîtrise du coût de l’endettement reste un enjeu fondamental à l’heure où la Banque centrale européenne (BCE) sort progressivement de sa politique de soutien aux dettes publiques.


Sur le même sujet : Comment la Macronie joue avec les marchés pour mieux s’imposer

Car cet épisode rappelle que la parenthèse du covid est définitivement refermée. Alors que la BCE avait suspendu les jugements des acteurs privés en achetant massivement des titres de dette publique, cette politique est désormais terminée. La part de la dette publique détenue par des agents privés est donc amenée à croître….

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Alban Pellegris

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com