Exposés aux dangers et sans parent ni tuteur pour les protéger : les mineurs non accompagnés représentaient les deux tiers des arrivées de mineurs en Europe en 2025.
Dans un rapport conjoint, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l’UNICEF alertent sur l’exploitation de ces enfants par les passeurs et les violences subies sur les routes migratoires.
« Ce rapport montre à quel point ils sont exposés à la violence et à l’exploitation lorsque les voies de passage sûres sont limitées et qu’ils doivent compter sur des passeurs. Aucun enfant ne devrait avoir à faire face seul à ces risques », a déclaré Amy Pope, Directrice générale de l’OIM.
Moins d’arrivées, part croissante d’enfants non accompagnés
Derrière cette alerte, les chiffres dessinent une réalité contrastée. Le nombre d’enfants arrivés par voie maritime et terrestre en Bulgarie, à Chypre, en Grèce, en Italie, à Malte et en Espagne a reculé de 25 % par rapport à 2024. Mais la part de ceux enregistrés comme non accompagnés a bondi, passant de 51 % à 67 %.
C’est en Italie et en Espagne que cette proportion est la plus élevée : 86 % des enfants y sont arrivés seuls. Les enfants accompagnés, eux, étaient souvent très jeunes. Parmi les 10 326 arrivés en Bulgarie, à Chypre et en Grèce, 23 % avaient moins de 5 ans, 46 % entre 5 et 14 ans et 31 % entre 15 et 17 ans.
L’origine des enfants varie selon les pays d’arrivée : en Italie, les près de 14 100 mineurs arrivés venaient surtout d’Égypte, d’Érythrée, de Somalie, du Bangladesh et d’Éthiopie ; en Grèce, d’Afghanistan et de Syrie ; en Espagne, d’Algérie, du Maroc et d’Afrique de l’Ouest.
Dans l’ensemble, près de huit enfants sur dix étaient des garçons.
Des migrants dans un centre de détention à Zawiya, en Libye (Archives).
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Auteur: Nations Unies FR
