Elle a bien failli être la seule candidate. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, se présente au scrutin interne de son parti, qui débute le 5 décembre et s’achève le 8 décembre. Il permettra de désigner la personne qui représentera les Verts à la potentielle primaire de la gauche, prévue à l’automne 2026. Si Marine Tondelier est quasiment sûre d’être élue, elle devra tout de même affronter un adversaire imprévu : Waleed Mouhali, enseignant-chercheur en physique et conseiller municipal d’opposition à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).
« Ma candidature a surpris beaucoup de camarades écologistes », reconnaît l’homme de 46 ans. Waleed Mouhali est adhérent du parti depuis 2020, et n’a pas du tout la même notoriété que la cheffe des Écologistes. C’est en découvrant la candidature de Marine Tondelier — annoncée en grande pompe dans une interview publiée dans Le Nouvel Obs, puis au journal de 20 Heures de TF1, cinq jours avant la fin du dépôt des parrainages — qu’il a choisi de se lancer lui aussi.
« Avec beaucoup de militants écologistes, on a trouvé étrange que Marine Tondelier aille sur TF1 se déclarer candidate à l’élection présidentielle et qu’elle enjambe en quelque sorte le dispositif mis en place [la désignation interne du parti]. Même si elle était la seule prévue à ce vote, elle aurait dû respecter le timing [la fin du dépôt des parrainages] », estime-t-il.
De son côté, Marine Tondelier justifie avoir déclaré sa candidature sur TF1 car les journalistes cherchaient une « exclusivité » et ne l’auraient pas reçue sur le plateau après le résultat de la désignation interne le 8 décembre. « Mon travail de secrétaire nationale de parti, et de future candidate à la présidentielle, je l’espère, c’est aussi d’accepter les règles du jeu, même si elles nous contrarient et qu’on veut les changer, dit-elle à Reporterre,…
Auteur: Justine Guitton-Boussion

