120 militant·es, syndicalistes et représentants des salarié·es ont investi le parvis du Ministère de l’Economie et des Finances et ont déployé deux banderoles de 15 mètres de long pour interpeller Bruno Le Maire avec le message « Pour qu’industrie rime avec écologie, Sauvons Chapelle-Darblay ». En contrebas du quai, une vingtaine de mannequins représentant des salarié·es ont été jetées à l’eau, dans la Seine. Alors que les forces de l’ordre commençaient à intervenir, les représentant·es des organisations se sont enchaîné·es au quai. C’est ainsi que Jean-François Julliard, Philippe Martinez, Aurélie Trouvé, Nicolas Girod, Khaled Gaiji et Simon Duteil ont montré la détermination du collectif, sous les fenêtres de Bruno Le Maire.
[ACTION EN COURS]
Plus de 100 de militant·e·s occupent le parvis d’ @Economie_gouv pour interpeller le gouvernement sur la situation de la #ChapelleDarblay :
La Chapelle Darblay est la seule et dernière papeterie à fabriquer du papier journal 100% recyclé.#PlusJamaisCa pic.twitter.com/cYAb9Y36AI
— Attac France (@attac_fr) April 28, 2021
Selon la CGT, Greenpeace France et Attac, « Il est temps que l’État remplisse son rôle protecteur, et ne laisse plus les intérêts privés lui dicter sa politique économique, d’aménagement du territoire et de développement de l’économie circulaire. Chapelle-Darblay est un symbole de notre souveraineté industrielle, particulièrement nécessaire en ces temps de crise sanitaire sans précédent. Nous sommes là, avec les salariés, pour avoir la garantie que Chapelle-Darblay sera sauvée. »
En octobre dernier déjà, le collectif s’était rendu sur place pour rencontrer les salarié·es et réaffirmer l’impératif de conjuguer industrie avec progrès social et environnemental. La revendication est centrale et hautement symbolique pour le collectif, qui acte aujourd’hui une étape de plus dans sa lutte aux côtés des salariés de Chapelle-Darblay.
Unique en son genre, la papeterie est la seule usine en France capable de fabriquer du papier journal 100% recyclé. Chapelle-Darblay est un modèle d’industrie écologique avec sa chaudière biomasse, sa station d’épuration et la possibilité d’acheminer le papier recyclé par la Seine. L’usine est aussi pourvoyeuse de 750 emplois directs ou indirects dans le bassin rouennais. Face à cette situation et malgré un discours en apparence volontaire, le gouvernement reste attentiste et s’accommode d’offres de reprises qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. La…
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Auteur: Collectif