Devant l’Assemblée, Michel Barnier continue le macronisme avec la confiance du RN

Bienvenue en enfer. L’Assemblée nationale accueille le premier ministre à la majorité parlementaire certainement la plus précaire de la Ve République. Et Michel Barnier joue gros ce 1er octobre. Nommé depuis 26 jours, le locataire de Matignon doit résister au chaudron parlementaire avec son discours de politique générale. Une mission loin d’être aisée.

Car depuis la formation de son gouvernement, Michel Barnier est tiré par son aile droite. Surtout par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui n’hésite pas à remettre en cause l’État de droit dans le JDD et considère que l’immigration « n’est pas une chance » sur LCI. Des prises de positions qui font grincer « l’aile gauche » de la coalition présidentielle, menaçant de ne pas soutenir le gouvernement. Résumé de la situation : Michel Barnier est sur un siège éjectable.

La véritable épée de Damoclès pèse sur tous les Français.

M. Barnier

Quelques minutes avant 15 heures, le premier ministre se tient debout au premier rang, scrutant l’ensemble des députés qui s’installent progressivement dans l’hémicycle. Comme s’il était en train de jauger ses soutiens avant même de prononcer son texte préparé. Une façon de se rassurer ? Face à l’hostilité de l’ensemble du Nouveau Front populaire (NFP), Barnier sait que son contrat peut se poursuivre uniquement grâce à la bienveillance du Rassemblement national (RN).


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« Au moment de vous adresser à vous pour la première fois, j’ai conscience de la gravité de la situation », commence-t-il à la tribune. Michel Barnier cite l’ordre de mission qu’envoie en 1942 le général de Gaulle à l’un de ses chefs de camp : « Je vous…

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Auteur: Lucas Sarafian

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