En une semaine, le paysage politique a basculé. Pendant les cinq jours qui ont séparé le premier tour des législatives anticipées du second ce dimanche 7 juillet, tous les sondages plaçaient le Rassemblement national (RN) en tête. Avec une avance parfois très importante sur les autres forces politiques, selon les enquêtes d’opinion. Mais la soirée électorale a pris un tournant inattendu, imprévisible.
Dans les QG des partis et les écrans de télévision aux alentours de 20 heures, les premières estimations placent le Nouveau Front populaire (NFP) en tête, devant Ensemble pour la République – le nouveau nom de la coalition du camp présidentiel – et l’extrême droite. Avec 182 sièges, l’alliance des gauches et des écologistes déjoue tous les pronostics. Le NFP fait, par ailleurs, un meilleur résultat que la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes) qui avait permis à 151 députés d’être élus il y a deux ans.
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Le RN, soutenu par des Républicains réunis autour d’Éric Ciotti, obtient 143 sièges, soit 54 élus de plus qu’en 2022. Ignorant sa défaite, Jordan Bardella, qui s’imaginait déjà à Matignon en cas de majorité absolue, critique les appels au front républicain et les désistements de candidats macronistes ou de gauche : « Le Rassemblement national incarne plus que jamais la seule alternance face au parti unique qui s’étend ce soir de Philippe Poutou à Édouard Philippe. »
Déconfiture
Si la coalition macroniste sauve la face en se plaçant deuxième de ce scrutin, elle recule nettement avec 168 sièges, c’est-à-dire 82 de moins par rapport à 2022. Et des figures importantes de la sphère présidentielle sont battues comme Olivier Véran, l’ancien…
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Auteur: Lucas Sarafian

