Dans la soirée du 31 mai 2025, puis le lendemain, les Champs-Élysées ont été le théâtre de « débordements ». Malgré un dispositif policier très conséquent, malgré la fermeture des stations de métro autour des Champs, malgré que les commerçants s’étaient prémunis en placardant leurs vitrines, « la plus belle avenue du monde » a été une nouvelle fois dégradée, défigurée. Des magasins pillés ou vandalisés, du mobilier urbain détruit, des policiers attaqués à coups de mortiers d’artifices, des voitures, des vélos, des poubelles incendiées.
C’était une soirée de fête et, malgré les empêchements et les mises en garde préfectorales, des milliers et des milliers de supporters du PSG s’étaient retrouvés sur les Champs pour célébrer leurs champions. Ce n’était pas la première fois. Depuis 1998 et la victoire de l’équipe de France aux mondiaux de football, c’est ici que les fans de foot ont pris l’habitude de venir pour faire la fête. Spontanément, le soir même, tout de suite après le match, sans attendre le défilé officiel, bien ordonné, du lendemain. Et, à chaque fois, « ça déborde ». Des fans de foot, à n’en pas douter. La preuve ? Le premier magasin saccagé et pillé a été un magasin de vêtements sportifs, Foot Locker. On peut imaginer la joie de ces passionnés de foot qui ont réussi à choper gratos un maillot à 150 euros ou une paire de chaussures à 300 euros.
Depuis 1998 c’est devenu un rituel. Depuis la victoire de l’équipe de France « black, blanc, beur », lors de la finale de la coupe du monde de foot, les Champs-Élysées sont envahis par une foule de supporteurs-fêtards. Venant fêter leur équipe, leurs idoles, des gens qui leur ressemblent, en lesquels ils s’identifient. C’était le cas après une victoire de l’équipe d’Algérie en juin 2014, puis en juillet 2019 et encore en décembre 2021. Sans oublier la célébration de l’équipe de…
Auteur: dev

