Nous avions préparé ce programme de discussion pour le 15 juin bien avant les résultats du 9 et la dissolution de l’Assemblée qui s’en est suivie. Cette dissolution ne fait aucun doute. La logique qui rétrécissait, à chaque élection, l’écart entre les protagonistes de la gigantomachie purement spectaculaire entre l’extrême-centre et l’extrême-droite, est en passe d’atteindre son stade le plus avancé : la confrontation factice interne au gouvernement même. Dans l’hypothèse la plus généreuse : Macron a décidé de chevaucher le tigre. Soit il pense, et c’est le cas, sincèrement gagner. Soit il veut tenter la cohabitation avec le RN pour construire une opposition présidentielle au gouvernement ministériel et se poser comme alternative politique à lui-même. Dans ces conditions, nous ne serions pas surpris que, de manière assez prévisible, le chevauché se substitue au chevauchant. Mais, quoi qu’il en soit : quand le tigre est lâché, il n’est plus temps de se soucier du maître. Les « conditions » actuelles étant, comme dirait Marx, « objectivement » bien merdiques : nous avons décidé de radicaliser l’enjeu de notre discussion. Ce qui suit est une version remaniée du rassemblement que nous proposons le 15 juin. Puisque l’Assemblée nationale est légalement dissoute, nous proposons une contre-Assemblée générale furtivement réunie.
« Dans notre contexte, l’important est que l’affirmation si déplaisante à entendre « La lumière de ce qui est public obscurcit tout » est allée au cœur de la question et ne fut rien de moins que le résumé le plus concis des conditions existantes. » (H. Arendt)
« J’ose affirmer ici que la liberté est toujours clandestine, que la vérité et la justice le sont également. Et qu’elles ne sont que simulacres et agents d’intimidation dès qu’elles s’érigent sur la place publique. » (P. Klossowski, Le 14 juillet, n°3)
« À…
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Auteur: dev

