8 opposant-es à la déviation sont convoqué-es ce lundi 6 juillet au tribunal de Valence suite à une action de désobéissance civile menée lors de la mobilisation de mai dernier contre la déviation de Saint Péray. Un rassemblement est organisé à 12h devant le tribunal, à l’appel des associations qui dénoncent une répression disproportionnée et l’usage massif de la reconnaissance faciale.
Détention provisoire pour une action de désobéissance civile : une répression disproportionnée
Une action de désobéissance civile a été menée lors de la mobilisation « On fait pas l’pont », dans le but de dénoncer le projet de déviation, dont les travaux se poursuivent malgré plusieurs recours déposés devant la justice et l’urgence climatique. Le jeudi 14 mai, une banderole a été déployée sur le pont Mistral, tandis que deux activistes se sont suspendu-es au-dessus de l’autoroute A7.
Huit militant-es ont été interpellé-es et placé-es en garde à vue au commissariat de Valence. Dans des conditions insalubres, entouré-es de policier-es agressif-ves, iels y sont resté-es plus de 35h. Trois d’entre elleux en ressortiront le vendredi soir, placé-es sous contrôle judiciaire strict. Cinq autres, refusant de s’exprimer sur leurs identités, seront envoyé-es en prison pendant 3 nuits, dans l’attente d’une comparution immédiate.
Reconnaissance faciale contre droit au silence… et mauvaises identités attribuées
La procureure a donc décidé d’infliger au total 5 jours de privation de liberté à des militant-es pacifistes, parce qu’iels avaient l’insolence de faire usage de leur droit au silence. En effet, coincée face à des militant-es mutiques, elle a tout tenté pour les identifier. Iels ont été photographié-es à leur insu et filmé-es pendant leurs auditions, ceci afin d’utiliser un logiciel de reconnaissance faciale, du jamais vu dans ce type de…
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