Devrait-on envisager une administration transitoire pour Gaza ?

Le massacre perpétré contre Israël par le Hamas le 7 octobre dernier constitue un nouveau chapitre de la tragédie qu’est le conflit israélo-palestinien.

Depuis plus de 75 ans, on a vu trop d’occasions de parvenir à une paix durable être gâchées, que ce soit par l’intransigeance des uns, les excès extrémistes des autres, l’engagement asymétrique d’une tierce partie ou même le désintérêt mondial pour le conflit.

Le 12 décembre, 153 membres de l’Assemblée générale des Nations unies, dont le Canada, ont voté en faveur d’une résolution pour un cessez-le-feu. Dix membres ont voté contre la résolution, dont Israël et les États-Unis. Vendredi,les États-Unis ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies réclamant un cessez-le-feu.

Pourtant, le président américain Joe Biden a exprimé récemment son intention de résoudre le conflit :

otre objectif ne doit pas être simplement d’arrêter la guerre en cours, mais d’y mettre un terme définitif.

Ces développements, qui comprennent la détermination apparente des États-Unis à reprendre leurs efforts pour instaurer une paix durable entre Israéliens et Palestiniens pendant que des milliers de personnes meurent dans le conflit, nécessitent une réflexion sur ce que serait la ligne de conduite la plus efficace.

La moins mauvaise solution

Il est évident que les chances de succès peuvent sembler faibles. Mais y a-t-il d’autres options  ? Un retour au statu quo d’avant le 7 octobre consisterait à accepter la répétition à plus ou moins long terme d’un nouveau cycle de violence effroyable.

L’élimination de la menace posée par le Hamas ne peut se faire par une nouvelle occupation de la bande de Gaza par Israël, et encore moins par la disparition de tous les Palestiniens de l’enclave, comme le suggèrent les éléments les plus radicaux de la scène politique israélienne.

Le retour d’une autorité…

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Auteur: Julien Tourreille, Chargé de cours en science politique et chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, Université du Québec à Montréal (UQAM)

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