Pendant deux jours, gouvernements, entreprises technologiques, chercheurs et représentants de la société civile participeront au premier dialogue mondial de l’ONU sur la gouvernance de l’IA dans la ville suisse, afin de tenter de définir comment encadrer une technologie qui évolue plus vite que les règles censées la réguler.
Utilisée de manière responsable, l’IA pourrait transformer profondément la vie de milliards de personnes à travers le monde. Mais cette révolution technologique suscite aussi de nouvelles inquiétudes. Alors que ses capacités progressent à un rythme fulgurant, les garde-fous destinés à en prévenir les dérives peinent à suivre.
De gauche à droite, Maria Ressa, Yoshua Bengio et Egriselda López.
À l’approche de cette réunion, ONU Info s’est entretenu avec quatre de ses participants : les deux coprésidents du dialogue mondial et les deux coprésidents du groupe scientifique indépendant sur l’IA mandaté par l’Assemblée générale des Nations Unies. Ce dernier, composé de 40 chercheurs internationaux, a publié mercredi un premier rapport consacré aux possibilités offertes par l’IA et aux risques qu’elle comporte.
Tous soulignent les bénéfices potentiels de cette technologie, mais aussi les dangers qu’elle fait peser et la nécessité d’établir des garde-fous mondiaux largement reconnus.
Yoshua Bengio (chercheur canadien et co-président du groupe scientifique) : « L’intelligence artificielle atteint, voire dépasse, les capacités humaines dans de nombreux domaines. Son développement progresse plus vite que notre compréhension scientifique et que la capacité des gouvernements à s’y adapter. Les avancées sont extraordinaires, elles transforment déjà le monde, et rien n’indique que cette dynamique va ralentir ».
Auteur: Nations Unies FR

