Le co-fondateur de la campagne BDS Montpellier comparaissait ce jeudi 10 septembre devant le tribunal correctionnel pour diffamation aggravée, après la mise en ligne d’une vidéo visant Michèle Bensoussan, présidente du Centre culturel juif Simone Veil, et Perla Danan, présidente du CRIF Languedoc-Roussillon. Un procès où l’accusation a surtout dû démontrer que le prévenu était bien l’auteur d’une publication qu’il conteste avoir publiée
La salle est comble ce jeudi 10 septembre à 14h. D’un côté, les soutiens de José-Luis Moraguès, figure historique du mouvement de solidarité avec la Palestine à Montpellier. De l’autre, ceux de Perla Danan, résidente du CRIF Languedoc-Roussillon et de Michèle Bensoussan, présidente du Centre culturel juif Simone Veil.
Le militant est poursuivi pour diffamation publique aggravée, commise « en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion ». En cause : une vidéo diffusée en juin 2025 sur les réseaux sociaux de la campagne BDS (Boycott, désinvestissements, sanctions), qui présente le Centre culturel juif Simone Veil comme « un relais du sionisme local » et affirme que sa présidente, Michèle Bensoussan, « affiche son soutien aux soldats israéliens en plein génocide à Gaza » et « pose fidèlement aux côtés de colons armés ». Perla Danan y est également visée : « Derrière le discours sur le vivre-ensemble, la paix et le dialogue, se cache une idéologie brutale, celle de la conquête, de la colonisation et de l’apartheid », affirme la vidéo. La présidente régionale du CRIF avait déposé plainte le 7 juillet 2025, dénonçant un montage qu’elle qualifie d’antisémite, mêlant des images de guerre à des photos d’elle.
Une citation « imprécise » ?
Avant de parler du fond, il a d’abord fallu parler de la forme. Me Damia Taharraoui, avocate de José-Luis Moraguès, soulève d’emblée une exception de…
Auteur: Elian Barascud
