Relaxé en première instance, José-Luis Moraguès, figure historique de la lutte pour la Palestine à Montpellier, a finalement été condamné ce lundi 9 février en appel pour diffamation envers le sénateur PS Hussein Bourgi, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga et le président du Département Kléber Mesquida. En cause : une pancarte où leurs têtes, ainsi que celles d’autres élus, étaient affichées avec la mention “Israël et ses complices”
José-Luis Moraguès, figure locale du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), a été condamné ce lundi 9 février par la cour d’appel pour diffamation envers trois élus socialistes héraultais. En première instance, le militant de la cause palestinienne avait pourtant été relaxé. Le parquet avait décidé de faire appel.
La juridiction d’appel l’a condamné à 3 000 euros d’amende, dont 1 500 euros avec sursis simple. Il devra également verser 500 euros de dommages et intérêts et 500 euros de frais de procédure à chacun des trois plaignants : Hussein Bourgi, sénateur PS de l’Hérault, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, et Kléber Mesquida, président socialiste du Département de l’Hérault. Soit un total de 3 000 euros supplémentaires. Une décision d’autant plus remarquée qu’à l’audience d’appel, l’avocat général avait requis la relaxe.
Une histoire d’affiche
L’affaire trouve son origine en avril 2024, dans le partage sur Facebook, par José-Luis Moraguès, d’une affiche de BDS appelant à une manifestation de soutien au peuple palestinien. On y voyait plusieurs visages — responsables politiques israéliens mais aussi élus français — accompagnés de la mention « Israël et ses complices ». Plus bas, dans une typographie différente, figurait le mot « génocide ».
Les trois élus socialistes avaient déposé…
Auteur: Elian Barascud

