Alors que s’ouvre le Festival international du film indépendant de Bordeaux, UGC, désormais aux mains du groupe Bolloré, organise au même moment un festival concurrent. Pauline Ginot, déléguée générale de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (Acid), analyse ici les multiples entraves et dangers qui pèsent sur les festivals, les salles indépendantes et les associations d’action culturelle.
Que s’est-il passé entre le Festival international du film indépendant de Bordeaux (Fifib) et UGC ?
Pauline Ginot : D’après ce que nous avons compris, les directrices du festival, Pauline Reiffers et Johanna Carraire, ont mis fin à leur collaboration avec UGC fin 2025. En mai dernier, le Fifib a signé, en tant que structure, comme l’Acid, la tribune « Zapper Bolloré » – Bolloré est entré au capital d’UGC, avec une prise de pouvoir capitalistique totale prévue en 2028. Dans la concentration verticale du groupe, c’était la pièce manquante.
Les représentants d’UGC ont demandé que la région fasse pression sur le
Auteur: Christophe Kantcheff
