Les États-Unis pourraient considérablement réduire leur présence diplomatique en Afrique dans le cadre d’une « réorganisation structurelle totale » du département d’État, selon un projet de décret présidentiel consulté dimanche 20 avril par l’AFP.
Ce document appelle à une refonte de ce ministère au cœur de la diplomatie américaine d’ici au 1er octobre avec pour objectif de « rationaliser l’exécution des missions, faire rayonner la puissance américaine à l’étranger, réduire le gaspillage, les fraudes et les abus » et « aligner le département d’État sur la doctrine stratégique de l’Amérique d’abord ».
Réorganisation de la diplomatie américaine
Le projet a été dévoilé par le New York Times et nié dimanche par le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio. « C’est une fausse information », a-t-il écrit sur le réseau X, assurant que le journal avait été « victime d’un nouveau canular ».
Ce projet de restructuration, consulté également par l’AFP, prévoit notamment la suppression des bureaux du département d’État chargés du changement climatique, de la démocratie et des droits humains.
Mais le plus grand changement consiste en la réorganisation de la présence diplomatique américaine en quatre régions différentes : l’Eurasie, le Moyen-Orient, l’Amérique latine et l’Asie-Pacifique.
Un « envoyé spécial » pour l’Afrique ?
L’actuel bureau pour l’Afrique serait ainsi supprimé et remplacé par un « bureau de l’envoyé spécial pour les affaires africaines » qui dépendrait du Conseil national de sécurité interne de la Maison-Blanche, et non du département d’État.
« Toutes les ambassades et tous les consulats non essentiels en Afrique subsaharienne seront fermés », indique le projet de décret, et toutes les missions restantes seront regroupées sous l’autorité d’un envoyé spécial.
L’ambassade américaine dans la…
Auteur: La Croix (avec AFP)

