« Nous ne pouvons pas mettre la tête dans le sable », souligne Claire Fourcade, médecin et ancienne présidente de la Société française d’accompagnements et de soins palliatifs (Sfap). Si l’Église et les catholiques opposés au texte instituant un droit à l’aide à mourir continuent de se mobiliser, ils n’ont pas attendu le 15 juillet pour se préparer à l’après. Entre « accommodants » et « intransigeants », plusieurs approches se dessinent.
16 h 15 – Qui pourra bénéficier de l’aide à mourir si le texte est adopté ?
La proposition de loi pose cinq conditions à réunir par le patient pour bénéficier d’une aide à mourir. Il faut être majeur, et de nationalité française ou résident stable sur le territoire. À cela s’ajoutent trois critères médicaux : la personne doit être atteinte « d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée » ; elle doit « présenter une souffrance liée à cette affection », soit réfractaire aux traitements, soit insupportable si le patient a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter le traitement ; enfin, la personne doit être « apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée » à toutes les étapes de la procédure.
16 h 02 – Un texte rejeté par le Sénat
Le 7 juillet 2026, les sénateurs ont adopté par 169 voix contre 164 une motion de rejet de la proposition de loi sur l’aide à mourir, mettant fin aux débats avant même qu’ils ne commencent. Après ce vote, illustrant le fossé persistant entre sénateurs et députés sur la fin de vie, Sébastien Lecornu a décidé de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, comme l’article 45 de la Constitution l’y autorise.
15 h 47 – RÉCIT. Le long chemin du texte jusqu’au vote définitif
C’est lors de la campagne présidentielle de 2022 qu’Emmanuel Macron…
Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc, Maud Guilbeault, Elisa Brinai

