11 h 21 – ÉDITO. « C’est de dialogue et de raison que le pays a besoin »
La contestation s’amplifie tandis que le gouvernement démissionnaire reste sans successeur. Faute de réponse politique rapide, la crise sociale risque de s’enliser. L’édito d’Arnaud Alibert, rédacteur en chef de La Croix.
11 h 12 – PORTRAITS. Pascal et Camille, présents pour défendre l’hôpital public
À Tours (Indre-et-Loire), une foule compacte avance lentement sur l’avenue Grammont. La préfecture d’Indre-et-Loire évoque 5 000 manifestants, les syndicats au moins le double. Habitués des mouvements sociaux, Pascal et Camille, un couple d’infirmiers dans un service de psychiatrie hospitalier, sont venus du nord du département malgré leur impression « de ne jamais être entendus par les politiques ». Les deux personnels soignants de 47 ans, non syndiqués, expliquent être « là pour défendre la situation de l’hôpital et les services publics en général ». « Ayant des enfants, nous sommes aussi concernés par la dégringolade de l’école », ajoutent-ils.
Ils jugent « inéquitables » les mesures « d’austérité » proposées par le gouvernement pour réduire la dette publique. « C’est toujours aux salariés de payer. On nous a mis la dette du Covid sur le dos, et, dans le même temps, l’impôt sur la fortune a été supprimé. Le coût de la vie étant toujours plus élevé, plus personne n’arrivera à vivre dans ce pays ». Avec leur salaire mensuel de 2200 euros chacun, le niveau de vie de ces deux infirmiers expérimentés et exposés à des conditions de travail dégradées, s’est « érodé ».
Pascal et Camille, un couple d’infirmiers dans un service de psychiatrie hospitalier, sont venus à la manifestation.
Xavier…
Auteur: Elisa Brinai, Alix Champlon, Charlotte de Frémont, Ysis Percq, Xavier Renard et AFP
