Le mégafeu qui frappe la Gironde depuis le 22 juillet a dévoré 42 000 hectares de forêt, 220 000 personnes ont été évacuées — dont certaines ont été autorisées à rentrer chez elles — et 240 maisons ont été détruites. Il était « toujours stabilisé », ce mercredi matin, malgré plusieurs reprises.
[09 h 30] Les conditions météorologiques restent défavorables
Plusieurs reprises de feu ont été « traitées rapidement cette nuit », notamment autour du bassin d’Arcachon et aux abords du camp de Souge, base militaire à moins de 15 km de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, selon la préfecture du département.
Mais les conditions météorologiques restent « défavorables » mercredi, avec des températures en hausse : jusqu’à 41 °C attendus dans les terres et 38 °C sur le littoral. Elles sont accompagnées de vents « secs », avec des rafales qui pourront atteindre 45 km/h en fin de journée.
Soixante-cinq départements, dont la Gironde et les Landes, sont placés en « risque élevé » par la Météo des forêts.
[09 h 15] Les urgences de Bordeaux observent de nombreuses pathologies respiratoires
Depuis plusieurs jours, les urgences de Bordeaux voient arriver des patients, et la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, invitée sur France Inter hier matin, a fait état d’une augmentation de 50 % des appels au Samu dans le secteur. Les incendies provoquent une concentration très élevée en particules fines, suffisamment petites pour pénétrer dans les voies respiratoires, provoquer des irritations et aggraver des maladies respiratoires. Elles peuvent rester en suspension pendant plusieurs jours.
« C’est comme si on était au-dessus d’un barbecue géant pendant plusieurs heures consécutives, dans toute la Gironde, voire au-delà, dans les Landes », alerte Maéva Zysman, pneumologue au CHU de Bordeaux. Notre journaliste Rozenn Le Saint revient sur cette situation.
[09 h 00]…
Auteur:

