La France dénonce la répression « la plus violente »
La répression contre les manifestants en Iran pourrait être « la plus violente » de l’histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi 14 février sur RTL le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à la faire cesser « impérativement ».
« Des rares images qui nous sont parvenues, nous voyons des manifestants abattus à bout portant par des armes d’assaut, des cadavres qui s’entassent dans des sacs, dans des hôpitaux saturés, nous voyons des familles iraniennes endeuillées et nous entendons des appels de détresse auxquels nous ne pouvons rester insensibles », a-t-il décrit.
Interrogé sur la nécessité de changer le pouvoir en Iran, Jean-Noël Barrot a souligné qu’il appartenait aux Iraniens de décider de leur propre avenir. « Et c’est cela que doivent entendre les autorités du pays », a-t-il dit.
En ce qui concerne la France, il a estimé que « la première de nos (ses) responsabilités, c’est d’assurer la sécurité de nos ressortissants qui se comptent à peu près au nombre de 900 en Iran, la sécurité de nos agents, de notre ambassade et puis bien sûr, de nos deux compatriotes », Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à résidence à l’ambassade.
Le chef du pouvoir judiciaire promet des procès « rapides »
Le chef du pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès « rapides » pour les suspects arrêtés lors des manifestations, qualifiées d’« émeutes » par les autorités, a rapporté la télévision d’État.
« Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement », a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï lors d’une visite d’une prison où sont détenues des personnes arrêtées pendant les manifestations.
La coupure d’Internet en Iran se poursuit…
Auteur: La Croix (avec AFP)

