10 h 30, Grenoble
Les manifestants de la mobilisation de la Confédération paysanne se réunissent en AG. Plus d’une centaine de personnes sont toujours présentes, venues depuis les environs et le nord du département. La décision est prise de continuer à occuper et se réunir à nouveau à 11 h. 11 h : c’est aussi l’heure de la manifestation à l’appel de l’intersyndicale, à Grenoble. « La soupe est prête », signale un participant pour clore l’AG qui aura duré 5 minutes chrono. Les gendarmes viennent échanger avec un groupe de manifestants.
Lucie, salariée d’une association d’éducation populaire, proche du syndicat Solidaires, et Vincent, ingénieur dans l’électronique, syndiqué chez Solidaires, expliquent la raison de leur présence. Lucie : « On est là grâce à la Conf’. Aujourd’hui le débat politique est aussi empoisonné que les terres. Le fascisme des politiques, c’est aussi du poison. Je fais le lien entre les deux. Le gouvernement fait du mal, on veut prendre soin des gens, des jeunes et de la terre. On voulait ouvrir les barrières du péage pour prendre l’argent de l’entreprise de l’autoroute. C’est pas totalement satisfaisant ce barrage filtrant, mais on fait ce qu’on peut. »
Vincent : « La manif permet de s’exprimer. On a manifesté, signé des pétitions, aujourd’hui on essaie quelque chose qui impacte. Les gendarmes ont essayé de nous impressionner. On a vu que ce n’était pas possible de faire le barrage filtrant et que les gendarmes allaient vite nous bouger si on bloquait. On fait la manif cet aprem aussi. Là, c’est l’activité du matin. »
10 h 30
Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté le recours des syndicats locaux qui contestaient l’interdiction préfectorale de manifester en centre-ville….
Auteur: Politis
