« Monsieur Attal, je serai très attentif à vos propositions d’économies supplémentaires pour faire face au déficit que j’ai trouvé en arrivant », avait cruellement lancé le premier ministre, Michel Barnier, à son prédécesseur lors du discours de politique général, le 1er octobre. Depuis, c’est un véritable concours du plus-à-droite-que-moi-tu-meurs auquel se livrent désormais les deux faux alliés de la nouvelle minorité relative, constituée des parlementaires macronistes et des Républicains.
Barnier avait déjà annoncé 60 milliards d’économies sur le budget 2025 répartis entre 20 milliards de recettes via impôts sur les plus fortunés, et 40 milliards économisés via nos dépenses. Et alors que cette proposition représente déjà près de 10 % du budget annuel de l’État, Gabriel Attal et Gérald Darmanin ressortent les vieilles recettes pour convaincre l’actuel locataire de ne pas augmenter l’impôt des plus riches.
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S’il fallait vous convaincre que Gabriel Attal – qu’on dit venir de la gauche – n’a jamais été de gauche, voilà une preuve supplémentaire. C’est dans le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy en 2007 que le député des Hauts-de-Seine a trouvé l’inspiration : fin définitive des 35 heures, réforme du statut des fonctionnaires, suppression d’un jour férié, réforme de l’assurance chômage. Voilà pour les généreuses propositions d’Attal.
Les Républicains en rêvaient, les macronistes l’imposent.
Pour Darmanin, les Français ne travaillent pas assez et il encourage à tout faire pour qu’ils « travaillent plus ». Comme un air de déjà entendu : « travailler plus pour…
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Auteur: Pierre Jacquemain

