« Chers frères et sœurs, cher Uruguay, bonsoir !
Je rends grâce à Dieu pour l’occasion qu’il m’accorde de vous rencontrer ici. Je remercie également le cardinal Sturla, archevêque de Montevideo, pour les paroles de bienvenue qu’il m’a adressées, ainsi que Federica, Giovanni et la famille Gutiérrez Hernandez pour la sincérité avec laquelle ils ont partagé leurs témoignages. Je sais que, derrière ce que l’on peut voir lors d’une brève visite, se cachent des années entières de fidélité. Je pense aux familles qui ont transmis la foi, aux prêtres et aux personnes consacrées qui ont donné leur vie, aux laïcs – dont beaucoup sont des jeunes – qui soutiennent leurs communautés, et à tant de personnes qui se mettent au service des autres par amour pour Dieu. Merci d’avoir rendu Jésus-Christ présent dans tant de vies. Il nous a choisis pour que nous allions et que nous portions du fruit (Jn 15, 16), et peut-être qu’une grande partie de ce fruit demeure là où nous ne parvenons même pas à le voir. L’Église vous en est profondément reconnaissante.
Le fait d’être parmi vous ce soir me permet de partager une réflexion sur un phénomène que connaissent aujourd’hui de nombreuses communautés chrétiennes : la progression de la sécularisation et d’une indifférence religieuse de plus en plus répandue. En de nombreux endroits, la foi ne se transmet plus aussi naturellement qu’autrefois, et le nombre de personnes qui passent une grande partie de leur vie sans lien régulier avec l’Église ni avec la pratique religieuse ne cesse d’augmenter.
Les croyants qui cheminent en Uruguay ont dû apprendre à vivre et à annoncer leur foi dans ce contexte, comme nous avons pu l’entendre ce soir. C’est pourquoi leur expérience peut aider leurs frères et sœurs d’autres régions du monde qui commencent à découvrir, de différentes manières, ce que signifie être une…
Auteur:
