C’est une première : jamais un chef de gouvernement étranger n’avait assisté à un discours sur l’état de l’Union. Le Premier ministre canadien Mark Carney était l’invité d’honneur d’Ursula von der Leyen. Une présence symbolique, alors que la présidente de la Commission européenne a proposé au Canada de devenir le premier « membre associé » de l’Union européenne. « Tout reste à inventer », a-t-elle lancé. Le statut de « membre associé » n’existe en effet pas dans les traités européens. Il ne s’agit pas pour le Canada de rejoindre l’UE, mais de créer une nouvelle forme de partenariat avec l’Union.
« Ce n’est pas un partenariat contre qui que ce soit, mais en faveur de nos forces communes », a assuré Ursula von der Leyen. La proposition intervient néanmoins dans un contexte particulier. Les relations entre le Canada et les États-Unis se sont fortement tendues sous Donald Trump, notamment à cause des droits de douane et des déclarations du président américain sur la souveraineté du Canada. Mark Carney cherche désormais à diversifier les partenariats de son pays. Une stratégie qui rencontre les intérêts européens, alors que les relations entre Bruxelles et Washington se sont elles aussi tendues, notamment sur le commerce.
« Nous voyons le monde avec les mêmes yeux »,…
Auteur: Audrey Vuetaz
