« Cet été a été un moment de vérité ». Mercredi, devant les eurodéputés réunis à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a pas cherché à minimiser l’ampleur du changement climatique. Feux de forêt, sécheresse, récoltes perdues, dizaines de milliers de morts liées à la chaleur : Ursula von der Leyen a dressé dans son discours sur l’état de l’Union, donné une fois par an au Parlement européen, un constat implacable.
Mais une fois le diagnostic posé, c’est le grand vide. « Elle n’a pas saisi ce discours pour faire volte-face sur le climat », nous explique Caroline François-Marsal, responsable Europe au Réseau Action Climat. « Ce n’est pas du tout à la hauteur des enjeux », renchérit Faustine Bas-Defossez, directrice nature, santé et environnement au Bureau européen de l’environnement. « Si on compare les faits et la science avec le discours d’Ursula von der Leyen, c’est inquiétant », poursuit-elle.
Un discours très attendu au Parlement européen
La parole de la présidente de la Commission était particulièrement attendue. Chaque année, le discours sur l’état de l’Union est l’un des grands rendez-vous politiques européens. C’est l’occasion, pour Ursula von der Leyen, de fixer les grandes priorités politiques de la Commission pour les mois à venir.
L’enjeu est d’autant plus important cette année que Ursula von der Leyen entame la seconde moitié de son mandat. À trois ans des élections européennes, prévues en 2029, ce sont ses dernières cartouches disponibles pour façonner le bilan de sa présidence.
Le discours sur l’état de l’Union se prépare dans l’ombre depuis plusieurs mois. Pour l’écrire, Ursula von der Leyen et son entourage consultent les gouvernements nationaux et les eurodéputés, mais aussi les lobbies. Cette année, les préparatifs ont été marqués par une réunion de travail…
Auteur: Awenig Marié
