La discrimination raciale s’exprime aussi dans le silence de ceux qui traitent l’antiracisme comme un engagement rhétorique plutôt que comme une priorité gouvernementale, a déclaré la cheffe de la Section des droits civils, politiques, socio-économiques et culturels au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), à l’ouverture de la 117e session du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD).
Or « la discrimination raciale est une injustice bien vivante, présente dans les salles d’audience et les salles de classe, dans les décisions d’embauche et les services hospitaliers, de plus en plus alimentée par des algorithmes qui trient les êtres humains et par des discours politiques qui en font des boucs émissaires », a déclaré Wan-Hea Lee.
« La race, première source de discrimination dans le monde »
Cet avertissement survient près d’un mois après la mise en garde du Secrétaire général de l’ONU lors de la séance commémorative de l’Assemblée générale organisée à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
« La discrimination raciale alimente bon nombre des problèmes auxquels nous sommes confrontés, notamment les inégalités économiques, sociales et politiques, les politiques et pratiques discriminatoires, ainsi que les conflits ouverts », avait déploré António Guterres.
En écho, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, avait affirmé que « la race reste le motif de discrimination le plus courant à l’échelle mondiale, causant une véritable souffrance à des millions de personnes ».
Ces derniers développements interviennent dans un climat de réduction budgétaire, mettant en jeu le fonctionnement du système des organes conventionnels dans son ensemble.
Réunion du Conseil des…
Auteur: Nations Unies FR

