Qu’est ce que l’autonomie dans la lutte ? A qui sert la « composition » ? Quelles sont les perspectives de lutte révolutionnaire autonome aujourd’hui ?
Certaines questions fondamentales sont rarement posées collectivement, et encore moins résolues : Quels obstacles empêchent les soulèvements d’aboutir à une révolution ?
Tous les soulèvements récents (2018-2025) semblent buter contre un « plafond de verre ». Aucun n’est parvenu à renverser durablement l’ordre établi. Pourquoi ces moments de désordre ne débouchent-ils pas sur un véritable basculement révolutionnaire ? Comment l’État, dans ces moments de flottement, parvient à se réorganiser, alternant entre répression brutale et récupération politique ?
Mais ne nous limitons pas à la critique des mouvement sociaux français, à l’heure où le train nous passe dessus, en Indonésie et au Népal, ça pète fort, parlons aussi de leurs mouvements, de leurs limites et des imaginaires qu’ils véhiculent.
Les soulèvements récents partagent des caractéristiques communes : dynamique autonome, dépassement de l’identité ouvrière, absence de revendications autogestionnaires. Mais aucun mouvement n’a réussi à désorganiser durablement la production.
Faut-il en conclure qu’il est possible d’attaquer le travail de l’extérieur de la sphère productive ? L’extension du mouvement sous quelle forme ? Destruction et/ou réappropriation des moyens de production ?
Que signifie « abolir l’État » ? Comment vivre sans travail, propriété privée, ni marchandise ? Quelle forme peut prendre l’expression autonome du contenu révolutionnaire ? Comment créer des espaces accessibles pour formuler ces enjeux avant ou pendant un mouvement ?
Si la stratégie et la perspective révolutionnaire ne peuvent être décrétées d’en haut, elles émergeront des luttes elles-mêmes. À nous d’y contribuer, de nous organiser et de…
Auteur: IAATA

