Dispak Dispac’h / Patricia Allio / jusqu’au 31 mars au Théâtre Silvia Monfort, Paris (15e), theatresilviamonfort.eu / Aussi du 9 au 13 avril au TNB à Rennes (35), les 17 et 18 avril à la Comédie de Caen (14), du 23 au 25 mai à la Comédie de Valence (26), les 30 et 31 mai à La Passerelle à Saint-Brieuc (22).
Si Patricia Allio poursuit d’une création à l’autre une même réflexion sur la vulnérabilité, un même effort pour mettre en lumière celles et ceux qui d’habitude sont dans l’ombre de nos sociétés, son rapport à la forme n’a de cesse de se réinventer. Depuis sa première création, sx.rx.Rx (2004), où elle confiait à un acteur la « langue insurrectionnelle » imaginée par Samuel Daiber, interné et dépossédé de ses droits dans un hôpital psychiatrique en Suisse, l’artiste bretonne se déplace d’un medium à l’autre.
Après plusieurs spectacles mêlant de façon toujours différente texte, jeu, image ou encore son, elle met par exemple en pratique son goût de la composition dans Brûler pour briller (2023), où une figure androgyne multiplie les rencontres inattendues en traversant les époques. Le traitement de la fragilité va toujours chez Patricia Allio avec un franchissement de frontières, qu’elles soient temporelles, esthétiques ou encore sociales ou politiques.
Le traitement de la fragilité va toujours chez Patricia Allio avec un franchissement de frontières.
Consacré aux politiques migratoires, son spectacle Dispak Dispac’h offre une entrée profonde et délicate dans un univers artistique qui ne cesse de se construire et de se transformer au contact de l’Autre. Une fois les spectateurs déchaussés et assis sur des praticables, Patricia Allio vient elle-même dire la fécondité de la rencontre, sans en…
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Auteur: Anaïs Heluin

