Mise à jour le 8 octobre 2026
Texte amendé pour corriger quelques imprécisions et complété.
C’est le traitement médiatique des grandes grèves des services publics de l’hiver 1995 qui avait inspiré à Henri Maler, qui vient de disparaître à l’âge de 79 ans, la création de l’Association de critique des médias (Acrimed). On se souvient de ces écrans partagés qui montraient à la télévision des ouvriers intervenant depuis la rue où ils se chauffaient à des braseros, tandis que des journalistes et des politiques leur donnaient la leçon depuis les plateaux de télévision. Henri Maler fut le fondateur et l’âme de l’Acrimed jusqu’en 2010. Dans son premier manifeste, l’association dénonçait déjà « l’appropriation de la plupart des grands médias par les puissances financières ». Une analyse qui n’a cessé de se vérifier avec l’arrivée de Bolloré. Acrimed est devenue au fil des ans une référence incontournable pour éveiller les consciences à une propagande souvent grossière, mais parfois subliminale.
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Avec Acrimed, Henri Maler avait su donner une nouvelle forme à ses engagements du mitan de années 1960. Né en 1946, il avait été emblématique de cette période féconde d’avant et après 1968. Il avait rejoint en 1966 la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) au côté d’Alain Krivine, Henri Weber et Daniel Bensaid. Il avait ensuite quitté la LCR, héritière de la JCR pour fonder Révolution !, organisation marxiste révolutionnaire, surnommée familièrement « Révolo », qui deviendra l’Organisation communiste…
Auteur: Politis
