François Bayrou donne « 13 jours » aux oppositions pour réfléchir et décider si oui ou non elles voteront contre la confiance au gouvernement le 8 septembre prochain. A l’université d’été de la CFDT, le Premier ministre leur a demandé de renoncer à leurs « réflexes spontanés ». Le vote organisé à l’initiative du chef du gouvernement aura lieu à l’Assemblée nationale le 8 septembre devant des députés qui ont déjà exprimé leur choix par médias interposés. Dès la fin de la conférence de presse organisée hier, La France insoumise, le Rassemblement national, les Ecologistes, le Parti communiste et le Parti socialiste ont annoncé qu’ils voteraient contre la confiance et feraient ainsi chuter le gouvernement. Signe que ces positions sont bien arrêtées, les oppositions se projettent déjà après le vote du 8 septembre.
Nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale
Les troupes de Marine Le Pen et Jordan Bardella continuent de plaider en faveur d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale. La cheffe des députés du Rassemblement national (RN) estime que « seule la dissolution permettra désormais aux Français de choisir leur destin. » Marine Le Pen espère ainsi, en dépit de l’inéligibilité qui la frappe et dont elle a fait appel, que si de nouvelles élections législatives devaient se tenir, son parti remporterait la majorité absolue.
Mais la dissolution n’a rien d’automatique. Elle relève de la…
Auteur: Stephane Duguet

