Des militants néonazis du Bloc montpelliérain lors d’un collage (DR, photo datée du 1er juin 2024, quelques heures avant les agressions dénoncées au festival des fanfares)
Le 23 février, plusieurs médias ont annoncé qu’une procédure de dissolution visait deux groupes d’extrême droite, dont les nationalistes-révolutionnaires du Bloc Montpelliérain, créé début 2024. Mais selon plusieurs chercheurs, cette stratégie de dissolution est jugée inefficace, voire contre-productive
Actif à Montpellier depuis deux ans, le Bloc montpelliérain est désormais sous le coup d’une procédure de dissolution. L’information a été révélée dans la presse ce lundi 23 février : le gouvernement envisage, depuis plusieurs mois, de dissoudre une association de gauche (dont le nom reste pour l’instant inconnu) ainsi que deux groupuscules d’extrême droite, Patricia Albiges et le Bloc montpelliérain. Ce dernier a rapidement réagi en publiant un communiqué victimaire sur ses réseaux sociaux, accusant le gouvernement de « dérouler le tapis rouge aux militants antifas » et de céder « aux pressions de la gauche ».
Fondé en janvier 2024, ce groupe néo-fasciste s’est rapidement fait connaitre par son imagerie sans ambiguïté (des stickers avec un char de l’armée du IIIe Reich siglés du slogan “Montpellier c’est l’Allemagne”) et ses actions violentes. Début 2024, ses militants intimident et menacent des journalistes lors d’une manifestation de soutien aux agriculteurs à Montpellier. Un de ses membres es également soupçonné d’avoir frappé un syndicaliste à la fête des fanfares de juin 2024 (condamné en première instance, il a fait appel). Plus récemment, le groupuscule a été accusé d’être à l’origine de l’attaque d’un bar communiste à Alès, ce que ses membres démentent. Actif au sein de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, le groupe envoie ses militants parader au…
Auteur: Le Poing

