Une dissuasion renforcée et à dimension européenne. Le discours du chef de l’Etat à l’Ile Longue, au sein même de la base où sont stationnés les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), ce lundi 2 mars, était attendu. Alors que les tensions internationales sont au plus fort, entre attaque de l’Iran par les Etats-Unis et Israël et guerre qui dure en Ukraine, Emmanuel Macron a fait un pas clair vers la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française, déjà évoquée dans le passé par ses prédécesseurs, tout en répondant aux interrogations et critiques : la France gardera la main sur toute décision. Le bouton rouge reste à Paris.
« C’est avec beaucoup de gravité que je viens annoncer à la Nation une évolution à la hauteur de nos défis nationaux et européens. Nous devons renforcer notre dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces et nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté, avec la mise en place progressive de ce que j’appellerais une dissuasion avancée », a annoncé Emmanuel Macron, 65 ans après les débuts de la dissuasion par le général de Gaulle, précisant bien que « la dissuasion est, et doit, demeurer un intangible français ».
« Nous ne communiquerons plus sur le chiffre de notre arsenal nucléaire »
Reste que « c’est une évolution majeure que j’ai souhaité donner à notre…
Auteur: François Vignal

