En 2015, l’accord de Paris, signé par 195 pays, visait à limiter le réchauffement du climat à 2 °C. Dix ans après, les résultats se font attendre. De quoi interroger l’efficacité des COP, ces grand-messes climatiques, dont la trentième édition s’ouvre ce lundi au Brésil.
C’est un drôle d’anniversaire que celui de l’accord de Paris sur le climat. Il y a tout juste 10 ans, 195 pays adoptaient par consensus l’objectif de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre « dès que possible », afin de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2 °C par rapport à la température de l’ère préindustrielle (et, si possible, en-dessous de 1,5 °C). Pour la première fois, le monde entier se tenait au chevet du climat, reconnaissant l’urgence d’agir.
Pourtant, une décennie plus tard, on semble loin du compte… Alors que la 30e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 30) s’ouvre à Belém, au Brésil, le 10 novembre 2025, c’est aussi l’heure du bilan d’un accord aussi inédit que la situation qu’il vise à résoudre.
L’accord de la dernière chance
Une chose est sûre : le samedi 12 décembre 2015 restera dans les annales de l’histoire de la gouvernance mondiale. À 19h29, dans une ambiance électrique, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la 21e conférence des Nations unies sur les changements…
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