Dans un entretien accordé à ONU Info, un porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) décrit l’ampleur des destructions, des souffrances et des déplacements, qui va bien « au-delà de ce que l’on peut imaginer en regardant un écran de télévision ou n’importe quelle plateforme numérique ».
« La situation générale à Gaza est horrible et vraiment frappante. Cela semble surréaliste. C’est vraiment hors du commun », a décrit depuis Deir el-Balah, Salim Oweis, le porte-parole de l’UNICEF, en mission dans l’enclave depuis une semaine.
Dans les hôpitaux, comme Al-Aqsa ou le complexe Nasser, Salim Oweis décrit « un autre niveau d’agonie et de souffrance des enfants, de leurs parents et de leurs familles ». « Les cris et l’agonie sont très, très présents ».
Derrière ces images alarmantes et ce sombre tableau décrit quotidiennement, le constat semble identique dans toute l’enclave, avec une surpopulation de déplacés dans des sites et de patients dans les hôpitaux.
Dans ces infrastructures médicales, « les enfants sont partout avec des blessures, plusieurs types de maladies, des maladies chroniques, notamment le cancer ainsi que d’autres cas vraiment compliqués nécessitant des soins spécialisés qui ne sont pas disponibles dans les hôpitaux de Gaza. Vous pouvez voir des enfants et leurs familles en train d’être traités dans les couloirs, en train d’attendre dans les couloirs », a détaillé M. Oweis.
Des membres du personnel de l’ONU distribuent de l’aide à l’hôpital Kamal Adwan à Gaza en avril 2024.
Un cycle de déplacements sans fin
De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) indique que les hostilités incessantes à Gaza et les ordres d’évacuation récurrents entraînent un cycle de déplacements apparemment sans fin et rendent de plus en plus difficile l’accès des…
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Auteur: Nations Unies FR

